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Paroles 

Moeurs et Rumeurs

Je rêve encore à la lueur du soir,

Aux souffles unis et aux cœurs qui se donnent

Aux mille couleurs qui peuplent le noir,

Aux mille douleurs qu'on abandonne

Et tous les cauchemars, toutes les idées noires,

Se lovent en nos espoirs, rêves dérisoires,

Où trouver la paix, si le bonheur s'endort,

Si le ciel est noir de remords


Mœurs et rumeurs, chacun connaît par cœur

Les discours, les horreurs qui courent,

Mœurs et rumeurs, ne plus faire sa rancœur,

Et dissoudre le doute toujours,

 

Mœurs et rumeurs, chacun connaît par cœur

Les discours, les horreurs qui courent,

Mœurs et rumeurs, ne plus faire sa rancœur,

Et dissoudre le doute toujours.


Cela existe-t-il, d'être ainsi réduit

A la bombe, le corps n'échappe plus au sort

Qui dit vrai, qui a tort,

Si la fleur de la mort naît dans ce monde pas d'accord
Faut-il rester de glace, faut-il rester sur place,

Se montrer bien plus fort, faire partie du décor,

Les saisons se prélassent, encore les jours qui passent,

Mais toujours la douleur encore !...


[Refrain]

Ne Me Regarde Pas

Matin aux pleurs en vain, dur réveil artificiel

Larmes de miel sur un océan défunt

J'étais pendue à ses bras, il m'abandonnait tout bas

Au froid macabre d'un départ bancal, plus d'idéal

Rêve ou réel

N'est plus en ce soir qu'imposture éternelle,

Chimère criminelle,

Ne me regarde pas !

Il était un feu de glace à mille lieues de ma place, 

Une ombre dans le brouillard,

Enfouie dans la brume d'un soir sinueux

De murmures, perdues, défendues la paix et l'espoir

Sur un nuage d'antan

[Refrain]

Elle m'emmène

Espérance fatidique dénigrée, emportée

Ai-je jeté au néant mes rimes dévastées

Les masques tombent, les silhouetes fêlées S'embrassent se fondent dans le ciel étoilé
Mais qui peut croire, qui peut entendre les histoires D'un fou du roi d'un royaume sans histoires,

Mais qui peut voir le feu blasphématoire

Qui ronge les restes des rires qu'on déplore,

macabres

J'esquisse tes courbes volupté,

Dérive au septième ciel,

La mort n'est qu'une bagatelle !

L'amour femme impétueuse

Qui m'emmène au creux des songes les plus


Délicieux, à mille lieues des sentiers battus,

Et elle sème dans ton sourire l'oubli les rimes d'une autre vie, m'enivre des temps révolus,

Et elle m'emmène.

Et elle m'emmène toujours

Bien loin des bagatelles,

Et elle m'emmène – Oh, faites qu'elle m'emmène !...

Plus loin parmi le ciel !

Au prix des soleils couchants regrettables,

Des nuits fiévreuses illusoires

J'écris de tes mains les discours, la folie qui m'entame
Est-ce ton âme qui m'attire 

Me réduis-tu au paradis, parmi les anges de marbre


Au nom du cœur qui s'acharne du dépourvu,

Y a-t-il une chance de respirer ton souffle ensorcelé ! ...


Que tu m'emmène un jour,

Bien loin des bagatelles,

Où tu m'emmènes ? Où tu m'emmènes ? 

Ai-je une place parmi le ciel ? 


Perpétuel insatisfait, cri d'agonie,

Seul et détruit, en léthargie,

En décadence, perdu d'avance,

Quand tes souffrances emplissent mon silence...

Pas en Paix

Plaintes abusées, sentiers ravagés

Discours désabusés, la glace est brisée

Saisons confondues, au matin perdu

L'arrogance certaine des égos en peine

Comprends-tu la vie que l'on donne 

Les journées, les matins trop mornes 

Et tous nos problèmes rayonnent

Ames perdues, anges déchus

Pas en paix, coeur ouvert

Amitiés, entrevues, tous déçus

Entends-tu mes cris qui résonnent

La sonnerie, encore le téléphone

Et tous nos problèmes rayonnent

Capitale Idéale

Dans les rues de pierre dérobées,

Frapper contre le béton glacé,

S'avancent les pompes cirées

Comme fantômes déboussolés.

 

Et les foules aux visages blêmes,

S'effacent tantôt leurs problèmes,

S'exclament des voix étrangères

Parmi les flashs à n'en plus faire

Dans les ruelles et sous mes pieds

A pas velours, tout en secret

Tête la première, j'ai plongé

Dans l'univers de ses chimères ... 

La ville d'ambre et de ferraille

Ses pierres brisées, ses éventails

Firent alors miroiter les failles

De ses yeux clairs que rien n'assaille

Quand les volutes de fumée

Se sont envolées sur les quais,

Qu'on les a crus un peu sucrés

Ces nuages qui nous étouffaient

A la croisée des hirondelles, 

Des phénomènes habituels,

Crois-bien que je suis tombée raide, raide,

Oui je métais

A ton égard faite girouette,

A ta fenêtre silhouette,

La valse chaloupée s'estompe, désuète,

Parmi les flashs à n'en plus faire ... 

La ville d'ambre et de feraille est un idéal. 

Page Blanche

Toutes les peurs bâties sur ton sillage,

Tout ton être quitté, tournée la page

Cherche la clé, fermée ta cage

Cajoler, garder les promesses volages

Je cherche en vain la fin du chemin, 

Du chemin de ma fin

Parler, jeter l'éponge

Faut-il dire qu'il est trop tard ou pas ?

Déesse du mensonge, tout me ronge, à quoi tu songes ?

Crois-tu au hasard ?

 

Crois-tu que la lumière qui me lasse lentement s'efface ? 

Du Rire aux Larmes

J'ai vu un monde dégénéré,

Comment ai-je pu oublier que j'étais un fou à lier,

Qu'on se dépêche de m'enfermer, m'interner dans ma Cage dorée, en finir de ma liberté

(Virer) de travers, mourir à coeur ouvert

Les couleurs d'un trépas sans tort, la douceur du sort, j'ai.. 

Perdu le fil des secondes arrachées, dévorée

Par le spleen et les jours saccagés

Effacé l'éclat, la lumière du jour

Dans un semblant de bonheur, dans un semblant d'amour

Mirer, terminer le travail à n'en plus respirer, j'ai 

Mille fois souhaité mon mal enfin expiré

Bercée par le souffle, les couleurs du diable

Fragile entité d'amour insupportable !...

J'ai viré de travers, sans mourir à coeur ouvert

Les couleurs d'un trépas sans tort, la douceur du sort,j 'ai

Perdu le fil des pleurs outragés, dévorée

Par la flippe et les beaux jours passés

Effacée l'extase, devenue amour fou... 

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